Callopsie
Michel BRICOUT
Galeries

Portraits 1

Portraits réalisés entre 1986 et 1992. J’avais fait le portrait d’une fille de mes amis. Elle a montré les photos à ses copines du lycée où j’enseignais. Et c’était parti pour 15 ans ! j’ai tenu studio ouvert tous les mercredi après midi.

Portraits 2

De 1992 à 1999. Cette intense activité de portraitiste m’a permis de me perfectionner dans le maniement des éclairages de studio, de prendre aussi de l’assurance dans la relation avec les modèles, et surtout de trouver le compromis nécessaire entre ce que souhaite le modèle et ce que "voit" le photographe.

Portraits 3

à partir de l’an 2000. Ayant pris ma retraite en 1996, je vois de moins en moins d’ élèves, mais je rencontre d’autres personnes que j’ai plaisir à photographier. D’autre part je me suis progressivement consacré davantage à la photo de nu. Si vous voulez faire plaisir à une jeune femme qui pose nue pour vous, faites- lui des portraits.

Form’elles 1

J’ai choisi cette formulation en 1999 comme titre de l’exposition que je préparais pour l’année suivante sans savoir que Jean-François JONVELLE avait utilisé la même licence grammaticale pour son livre "Jonvelle(s) paru en 1999. Livre qu’il m’a aimablement dédicacé lorsque je lui racontai cette coïncidence au cours d’un Salon de la Photo où je l’avais rencontré. Par différence d’avec la photo de charme, seule la lumière fait parler les corps ; les visages et le décor ne sont pas nécessaires.

Form’elles 2

Le photographe a recherché les lignes, les volumes, "les formes", que la lumière pouvait faire surgir d’un corps féminin . Un parti pris d’abstraction sans que la contemplation soit distraite par le regard, le sourire, le charme des visages qui ont été volontairement négligés.Certaines de ces photos sont postérieures à l’exposition.

Autour d’un oeuf

Donner un oeuf d’autruche successivement à plusieurs modèles. Leur demander de le manipuler suivant ce qu’il leur inspire. Et prendre des photos quand l’attitude vous dit quelque chose. Demander au modèle ce qu’elle veut exprimer. Rectifier au besoin la pose pour qu’elle soit plus explicite ou plus esthétique. Et servir sans casser l’oeuf : il peut resservir.

A l’extérieur

Contrairement à la photo en studio la lumière et le décor s’imposent au photographe sans qu’il puisse les manipuler . Il faut intégrer le modèle dans le décor, trouver un rapport harmonieux entre les formes du corps et les lignes du paysage ; choisir un point de vue : pas seulement l’endroit d’où on prend la photo, mais choisir entre valoriser le modèle par la place et l’importance qu’on lui donne dans le décor, ou, donner un sens au paysage en y intégrant le modèle.

Ombres et lumière

Cas particulier de la photo en extérieur. On s’impose une contrainte supplémentaire. La pleine et dure lumière de l’été en juillet et août entre 11h le matin et 16h l’après-midi. Le décor est secondaire, seule compte la lumière qui non seulement fait parler les corps mais les fait chanter.

Il faut la voir danser 1

Le titre de ces trois séries est emprunté à GOETHE (les souffrances du jeune Werther). Ce ne sont pas des reportages de spectacles. La danseuse a posé pour le photographe. Le projet était d’exprimer, dans la première série, l’élan inachevé et toujours recommencé pour s’arracher à la pesanteur terrestre.

Il faut la voir danser 2

Finalement, la danseuse réussit à nous échapper. Quand on lui demandait comment il réussissait ses bons prodigieux, le danseur NOUREEV disait simplement s’arrêter un instant avant de redescendre. Le photographe a espéré saisir cet instant où la danseuse paraît réaliser le rêve d’Icare là-haut, dans la lumière. Mais nous savons qu’elle est revenue, bien décidée à repartir.

Il faut la voir danser 3

En attendant, solidement posée sur notre sol d’où elle semble puiser son énergie, elle danse un ballet silencieux où, même immobile, elle n’est pas en repos. Sur fond noir le corps blanc toujours ancré au même point fixe, les membres exécutent les figures les plus inattendues où s’affrontent symétrie est dissymétrie, équilibre et déséquilibre, comme pour nous faire comprendre que, finalement, l’harmonie n’est possible que là-haut, dans l’élan et la lumière.

Masques

Cette série est en cours d’élaboration depuis 2008. Comme une humble contribution à une petite phénoménologie du portrait où serait montrée, mais sans être démontrée son essentielle ambiguïté. Le portrait ne serait que le masque, ou, révèlerait le masqué se masquant ...masquant ou démasquant ? Et, troisième larron, ton regard. Mise en abîme d’une image.

Séri’elles

Créer une série c’est grouper des images en fonction de leurs ressemblances, différences, dans le thème, le graphisme, le sens, l’’histoire racontée etc.. 01 : diptyque : la noire était noire mais la blanche était rousse ; je l’ai shampouinée au nitrate d’urane - 02 à 04:triptyque : défilé de mode, parodie. - 05 à 08 une très ancienne histoire de pépins - de 09 à 13 pointes, rappel des 2 expos précédentes. - 14 à 16 :les avatars de Vénus.- de 17 à 23 : les 7 péchés capitaux ; à vous de les identifier. - de 24 32 : recto-verso ou vice-versa. - 33 à 45 j’ai demandé aux modèles de faire l’oeuf, l’une a préféré lui faire un nid. - 46 à 57 torsions et distorsions.- 58 à 61 : ambiguïté du portrait : masquant ou démasquant ? ébauche d’un travail futur.